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Opérer la thyroïde sans cicatrice

Par Brigitte-Fanny COHEN le 27/12/2019


Brigitte-Fanny COHEN

Née en 1972, Chroniqueuse santé

@b_cohen1972

Experte en actu santé, Brigitte-Fanny Cohen rédige chaque jour des chroniques sur les innovations thérapeutiques et les astuces pour venir à bout des maux du quotidien.


Une nouvelle technique chirurgicale permet de retirer la thyroïde sans cicatrice dans le cou. Une avancée pour les 8 000 patient(e)s qui, chaque année en France, doivent subir cette intervention.


La chirurgie thyroïdienne est l’une des plus pratiquées en Europe. Car les raisons de retirer tout ou une partie de la thyroïde sont nombreuses : cancers, gros nodules qui déforment le cou, certaines maladies inflammatoires de la thyroïde…

La chirurgie traditionnelle, qui reste la référence, se pratique généralement par une incision de 3 à 8 cm dans le pli du cou, afin de rendre la cicatrice moins visible. Néanmoins chez certain(e)s patient(e)s, elle est apparente et disgracieuse. Arrive en France une nouvelle technique, mise en point en Asie. Car selon la tradition asiatique, il faut éviter de couper le méridien de la fécondité-qui passe de la base de la langue jusqu’au pubis- afin de préserve la fertilité des femmes voire leur pouvoir de séduction !



Un geste plus précis

« Une fois le patient endormi sous anesthésie générale, on effectue trois incisions entre la lèvre inférieure et la mâchoire afin d’insérer dans le muscle du menton une mini-caméra vidéo et deux instruments chirurgicaux: ces derniers permettent de progresser sous la peau du menton, et d’accéder ainsi à la thyroïde, en préservant la peau du cou et en évitant une cicatrice inesthétique », explique le Dr Grégoire Deroide, chirurgien endocrinien à l’Institut Franco-Britannique à Levallois-Perret (92).

La thyroïde est ensuite disséquée, puis retirée dans un petit sac. « On doit réserver cette technique à des thyroïdes qui ne sont pas trop volumineuses, par exemple des nodules de moins de 5 à 6 centimètres, des cancers de moins d’un centimètre, certaines maladies inflammatoires de la thyroïde bien équilibrées ou encore des petits goitres », poursuit le Dr Deroide.

Cette procédure double le temps opératoire par rapport à la chirurgie conventionnelle, mais elle offre au chirurgien une meilleure visibilité, grâce à la vidéochirurgie qui permet un grossissement du champ opératoire.

Le geste est ainsi plus précis et préserve plus facilement les parathyroïdes et les nerfs adjacents.

Bien sûr, l’avantage principal est pour les femmes opérées : pas de vilaine cicatrice à cacher derrière un foulard ou un collier !


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