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L’hypnose au secours des insomnies

Par Brigitte-Fanny Cohen le 28/02/2020


Brigitte-Fanny Cohen

Chroniqueuse santé

Experte en actu santé, Brigitte-Fanny Cohen rédige chaque jour des chroniques sur les innovations thérapeutiques et les astuces pour venir à bout des maux du quotidien.


Certaines insomnies sont sévères et peuvent nécessiter le recours aux somnifères ou aux TCC (thérapies comportementales et cognitives). Mais derrière ce trouble du sommeil se cachent souvent le stress et l’anxiété que l’hypnose peut aider à calmer. D’ailleurs une expertise de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) a montré en 2015 que cette méthode présentait des avantages pour traiter l’insomnie, une fois les causes physiques et médicales éliminées. « L’insomniaque est perturbé par toutes sortes de pensées négatives : « et si je ne dormais pas cette nuit ? »     « Il est déjà deux heures du matin et je vais être fatigué demain »… L’hypnose aide à repousser ces pensées qui font obstacle au sommeil, elle favorise le lâcher-prise et crée l’état nécessaire pour bien dormir », explique le Dr Jean-Marc Benhaiem.


Baguette magique

Plusieurs études l’ont montré : dans une majorité de cas, le temps d’endormissement diminue grâce à l’hypnose et la durée du sommeil réparateur augmente, le tout sans effets secondaires. Mais il ne s’agit pas d’une baguette magique qui permet, comme par enchantement, de dormir comme un bébé. Le patient doit être réceptif à cette technique. Et le professionnel de santé bien formé : le titre d’hypnothérapeute n’étant pas encore réglementé, il est primordial de choisir un spécialiste -médecin, psychiatre, psychologue ou infirmier- ayant reçu une formation solide en hypnose médicale. Lors des séances, le patient apprend aussi l’auto-hypnose : des exercices à reproduire chez lui, qui permettent de respirer, de se concentrer, de se débarrasser de son anxiété… « On diminue la lumière, on se protège du bruit, on règle la température de la pièce pour qu’elle ne soit pas trop chaude. On crée une isolation sensorielle favorable au lâcher-prise », précise le Dr Benhaiem. En général, trois ou quatre séances sont nécessaires avec l’hypnothérapeute, auxquelles il faut parfois ajouter des visites de rappel, un an ou deux ans après.


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