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Confinement : aggravation des troubles du comportement alimentaire

Par Brigitte-Fanny Cohen le 15/09/2020


Brigitte-Fanny Cohen

Chroniqueuse santé

Experte en actu santé, Brigitte-Fanny Cohen rédige chaque jour des chroniques sur les innovations thérapeutiques et les astuces pour venir à bout des maux du quotidien.


Le confinement a parfois, temporairement au moins, modifié les comportements alimentaires des Français. Plusieurs enquêtes ont noté qu’une partie d’entre eux avait amélioré ses habitudes : en achetant davantage de produits frais, en prenant le temps de préparer les repas et en mangeant plus sainement. Une autre partie a pris de mauvaises habitudes, se laissant aller au grignotage, avec une facture calorique plus chargée. Enfin, le confinement n’aurait rien changé, sur le plan alimentaire, pour la majorité des Français : ceux-là n’ont pas été impactés, parfois parce qu’ils continuaient à travailler, à pratiquer une activité physique, et ils maintenaient ainsi leur rythme de vie habituel. 

Anxiété et stress en excès

Mais une étude britannique vient de mettre en lumière une autre catégorie de personnes : celles qui présentent des troubles du comportement alimentaire. Les chercheurs ont interrogé 129 individus souffrant de boulimie, d’hyperphagie ou d’anorexie. Près de 90% de ces patients affirment que leurs symptômes se sont aggravés pendant cette période si particulière, dont 30% qui signalent une aggravation sévère. Comment l’expliquer ? La crise sanitaire a engendré du stress et de l’anxiété en excès, favorisant chez eux soit des excès de nourriture, soit des incapacités à s’alimenter. Et malgré l’apport de la télémédecine, le confinement a retardé ou empêché les consultations et les traitements.  Et a provoqué un isolement social… La période du déconfinement s’apparente également à une nouvelle épreuve. “Les personnes souffrant de troubles alimentaires ressentiront probablement un effet à long terme sur leurs symptômes et leur rétablissement. Il est important que cela soit reconnu par les services de santé, et au-delà, afin d'offrir les ressources nécessaires pour soutenir cette population vulnérable maintenant et de façon continue”, estime le Dawn Branley-Bell, une des auteurs de l’étude.






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