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La dépression post-pandémie n’est pas une fatalité

Par Brigitte-Fanny Cohen le 22/12/2020


Brigitte-Fanny Cohen

Chroniqueuse santé

Experte en actu santé, Brigitte-Fanny Cohen rédige chaque jour des chroniques sur les innovations thérapeutiques et les astuces pour venir à bout des maux du quotidien.


Une crise sanitaire doublée d’une crise économique : une bombe à retardement pour la santé mentale. Les psychiatres reçoivent des nouveaux patients, qui n’avaient jamais consulté auparavant. Et d’autres qui voient leur état s’aggraver. Parmi les plus vulnérables, les étudiants cumulent les facteurs de risque : solitude due aux cours à distance, précarité croissante avec la perte des petits boulots, inquiétude face à l’avenir… « Pendant cette crise sanitaire, nous sommes tous confrontés au stress et aux émotions négatives : anxiété, colère, tristesse... Mais il faut consulter face à ces trois signes d’alerte de dépression : perte d’envie, sentiment de culpabilité, ralentissement du corps et de l’esprit », explique le Pr Michel Lejoyeux, chef du service de psychiatrie de l’hôpital Bichat à Paris*.


Des stratégies de résilience


Ceux qui souffrent de dépression doivent être accompagnés sur le plan médical. Pour les autres, une prévention peut être envisagée. A l’instar des gestes « barrière » qui nous protègent des contaminations, il est possible de mettre en place des comportements « barrière » qui protègent des émotions négatives. « Il est important de s’accorder, chaque jour, quinze minutes d’inattention et de rêverie : c’est un élément protecteur. Des études ont aussi montré que les personnes, qui ont l’esprit d’aventure et aiment le changement, ont davantage de capacités de résilience que les autres. Il faut donc intégrer des nouveautés à notre quotidien pour mieux résister : porter une nouvelle couleur de vêtement, téléphoner à des amis qu’on ne voit plus etc… », indique le Pr Lejoyeux. A rajouter à ces stratégies de résilience : l’écriture. Poser sur le papier ses émotions négatives aide à les mettre à distance et à lutter contre la déprime. Sans oublier le sport : selon une étude publiée par des chercheurs australiens, une heure d’activité physique permet de diminuer l’adrénaline et d’augmenter le facteur de croissance des neurones. « Grâce à la modification de ces deux paramètres, les zones cérébrales porteuses des souvenirs désagréables s’endorment, se déconnectent », poursuit le Pr Lejoyeux. Avec ces comportements protecteurs, il est donc possible de cultiver son optimisme et ses capacités de résilience pour mieux affronter la pandémie.



*Auteur de « Les 4 temps de la renaissance/le stress post-traumatique n’est pas une fatalité », éditions Jean-Claude Lattès




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