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Dermatite atopique : en hausse chez les enfants des villes

Par Brigitte-Fanny COHEN le 12/11/2019


Brigitte-Fanny COHEN

Chroniqueuse santé

@b_cohen1972

Experte en actu santé, Brigitte-Fanny Cohen rédige chaque jour des chroniques sur les innovations thérapeutiques et les astuces pour venir à bout des maux du quotidien.


Une étude tire la sonnette d’alarme sur l’augmentation des cas de dermatite (ou eczéma) atopique chez les enfants et les nourrissons.

C’est un véritable problème de santé publique ! La fréquence de la dermatite atopique chez les enfants augmente dans la plupart des pays industrialisés. Cette maladie peut frapper dès le plus jeune âge : dans 80% des cas, elle survient avant l’âge de six mois.

Des plaques d'eczéma apparaissent d’abord sur les joues et les zones arrondies des membres. Puis, au fur et à mesure que l'enfant grandit, elles se logent dans les plis articulaires : genoux, coudes, poignets et parfois même, derrière les oreilles.

Entre récidives et rémissions, cette maladie évolue par à-coups. S’il est nécessaire de traiter de façon énergique les poussées inflammatoires (rougeurs et démangeaisons), il faut aussi entretenir la peau sèche et irritable en dehors des poussées.



Enfants des villes, enfants des champs



Une nouvelle étude, menée par des chercheurs de l’Université d’Oslo en Norvège, a cherché à comprendre pourquoi cette maladie touche davantage d’enfants, notamment dans les populations urbaines : 15% sont actuellement concernés. Pour élucider cette énigme, les scientifiques ont passé en revue près de 300 000 prescriptions médicales délivrées entre 2009 et 2015 pour soigner la dermatite atopique de jeunes norvégiens âgés de 0 à 6 ans. Ils ont constaté qu’à l’exception de l’année 2010, la fréquence des dermatites atopiques avait progressé de façon constante : une augmentation de 16,8% entre 2009 et 2014 !

Au banc des accusés : la saisonnalité et le climat. Ils pourraient jouer un rôle déterminant chez les enfants génétiquement prédisposés. Ce sont en effet au printemps et en hiver que les cas d’eczéma du nourrisson sont les plus nombreux. Au printemps, à cause des pollens en suspension dans l’atmosphère. Et l’hiver, sans doute à cause du froid qui altère la barrière cutanée.

En cause également : la pollution de l’air et la proximité du trafic routier, préoccupants pour les petits citadins. En étant en contact avec des animaux de la ferme et avec les microbes qui leur sont associés, les enfants des zones rurales bénéficient d’une meilleure éducation de leur système immunitaire et donc d'une protection relative contre la dermatite atopique.

L’excès d’hygiène, notamment chez les enfants des villes prédisposés, est également pointé du doigt : l’utilisation excessive de savons et de lotions détergentes peut porter atteinte à la barrière cutanée, et favoriser l’inflammation de la peau. Autant de facteurs de risque à éviter pour prévenir cette maladie ou son aggravation.


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