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Octobre Rose : Ne pas renoncer à l’hormonothérapie malgré ses effets secondaires

Par Brigitte-Fanny Cohen le 06/10/2020


Brigitte-Fanny Cohen

Chroniqueuse santé

Experte en actu santé, Brigitte-Fanny Cohen rédige chaque jour des chroniques sur les innovations thérapeutiques et les astuces pour venir à bout des maux du quotidien.


Douleurs articulaires, bouffées de chaleur, déprime, prise de poids, libido en berne… Les effets secondaires de l'hormonothérapie, prescrite après un cancer du sein pendant 5 à 10 ans, sont dénoncés par bon nombre de femmes sur les réseaux sociaux. Ils sont, en réalité, très variables : certaines sont peu gênées quand d’autres s’estiment lourdement handicapées.  Certaines affirment même qu’elles préfèrent renoncer à ce traitement pour retrouver leur libido, quitte à risquer une rechute ! À tel point que ces médicaments, comme le tamoxifène qui bloque l’action des œstrogènes ou les anti-aromatases qui empêchent leur fabrication, sont abandonnés par près de la moitié des patientes. « L’hormonothérapie, notamment le tamoxifène pris pendant 5 ans, réduit le risque de récidive de 61%. Il s’agit donc d’un traitement très efficace. En réalité, dans 93% des cas, les effets secondaires sont compatibles avec une vie normale », estime le Pr David Khayat, cancérologue, ancien président de l’Institut National du Cancer. 

 

Convaincre les femmes


L’hormonothérapie peut sauver des vies. Il faut donc expliquer aux patientes l’intérêt de ce traitement. « Son efficacité est même parfois supérieure à celle de la chimiothérapie, il faut convaincre les femmes de le poursuivre sur la durée. Mais tout dépend de la force de persuasion du médecin et de son habileté à gérer les effets secondaires. Il faut le reconnaître, nous sommes un peu démunis :  à part prescrire de l’activité physique pour atténuer les douleurs, un régime pour la prise de poids, éventuellement certains antidépresseurs ou de l’acupuncture pour les bouffées de chaleur, les solutions restent limitées », souligne le Dr Jean-Michel Vannetzel, cancérologue, Président de l’Institut du Sein Henri Hartmann. Convaincre mais sans porter de jugement : on peut aussi comprendre ces patientes, dont la qualité de vie est fortement altérée par les effets secondaires, qui renoncent au traitement.

 




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